Patrice Beghain

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lundi 8 juin 2009

Le résultat des élections européennes vu de mon village

Les commentaires à chaud des élections européennes me laissent pantois! Que le PS comme la plupart des partis sociaux-démocrates européens ait subi une défaite c'est l'évidence; ils vivent aujourd'hui, faute de réforme des pratiques politiques et de révision programmatique, ce qu'ont vécu après la chute du mur de Berlin les partis communistes européens; il est donc temps de réagir! Que l'écologie politique ait remporté un grand succès, c'est une autre évidence; les raisons sont multiples: charisme de DCB, clarté du positionnement européen, réaction profonde de l'opinion sur les questions environnementales,etc. ... Qu'en termes strictement électoraux, l'UMP rafle la mise,c'est aussi évident, puisqu'elle fait plus que doubler son nombre de députés. Mais cette élection est aussi une défaite de la droite: la gauche et les Verts envoient en France au Parlement européen une majorité de députés. Cette élection marque donc un rejet majoritaire de la politique du président de la République; la seule question - et elle est coton - est de transformer ce rejet en adhésion à un pacte social, écologique et culturel qui l'emporte dans les prochaines consultations nationales: c'est un mandat clair qu'une majorité d'électeurs - en tout cas ceux qui se sont exprimés - ont donné aux partis de gauche et d'écologie politique. C'est aussi une belle espérance!

jeudi 24 janvier 2008

ATTALI, SARKOZY & LES DEPARTEMENTS

Dès la remise du rapport Attali, le Président de la République a fait savoir qu'il ne retenait pas la proposition de suppression des départements. Curieuse façon d'ouvrir le débat et surtout grave erreur, inspirée à l'évidence par des calculs politiciens: la rupture a ses limites! Pourtant l'évidence est là: entre la montée en puissance des régions et l'émergence des intercommunalités, les départements n'ont plus leur place et sont un échelon de trop. Pleinement nécessaires face au nombre de communes, notamment en milieu rural, où le conseiller général jouait le rôle de super maire, les départements doivent s'effacer devant les communautés de communes et les communautés d'agglomération, qui désormais structurent le territoire régional. Quant aux communautés urbaines, elles doivent recevoir sur leur territoire, où vivent des millions de Français, l'ensemble des compétences nécessaires, en particulier celles qui concernent les collèges et la politique sociale. Cette simplification administrative, génératrice d'économies de gestion, serait un facteur supplémentaire de responsabilité et de transparence politique, donc de démocratie. Un peu de courage dans cette affaire, y compris à gauche, ça ne ferait pas de mal!

jeudi 13 décembre 2007

KADHAFI A PARIS

Tout a été dit et écrit à ce sujet, mais je tiens à ajouter ceci: j'ai honte pour mon pays!

lundi 28 mai 2007

La querelle des valeurs ou le triomphe du cynisme

Le nouveau premier ministre s'est targué récemment de la victoire remportée par la droite sur la gauche en matière de valeurs; de fait la gauche a un sérieux effort à faire pour redéfinir et faire partager les valeurs autour desquelles susciter et organiser un rassemblement majoritaire; il s'agit bien d'actualiser les principes sur lesquels elle a fondé son combat, dont il convient toujours de rappeler qu'il a rarement été vainqueur en terme électoral, même si les principes de gauche étaient majoritaires dans l'opinion publique. L'historien Michel Winock vient d'ailleurs de publier une tribune tout à fait intéressante à ce sujet, pour rappeler que, si Sarkozy a mis en avant durant sa campagne des personnalités emblématiques de la gauche, c'est parce qu'aucune des figures historiques de la droite ne peut incarner en France un consensus idéologique. La question des principes et des valeurs qui les déclinent en action est donc fondamentale pour les combats à venir. En attendant le comportement du nouveau pouvoir montre qu'en fait de valeurs il ne connaît que le cynisme. On nous parle d'ouverture; on pratique les pressions sur des députés centristes qui ne sont mus que par la crainte de perdre leurs sièges ou sur ce pauvre Christian Philip, qui accepte aujourd'hui tout ce qu'il refusait hier; on utilise le débauchage de quelques hauts fonctionnaires sans doute dépités à l'idée que la défaite des candidats qu'ils soutenaient, Royal et Bayrou, risquent de priver pour longtemps la France du bénéfice de leurs grands talents et surtout de les éloigner des bureaux dorés. Le cas Kouchner est un peu différent, tout à fait classique en revanche dans un pays où les girouettes font partie du décor politique; comment résister à l'appel, quand on a une si haute idée de soi que l'on pense que la France a impérativement besoin de vous! N'empêche que je me demande si c'est la bonne façon de réconcilier nos concitoyens avec l'action publique et la politique; il est vrai que le cynisme de Sarkozy peut donner l'illusion de la recherche du consensus. Au fond la véritable ouverture aurait consisté à appeler Royal ou Bayrou à Matignon ou à souhaiter une victoire de la gauche et du centre aux législatives; en 1988 Mitterrand avait déclaré, après sa réélection, qu'il n'était pas bon qu'un seul parti, en l'occurrence le PS, dispose de tous les pouvoirs! N'en demandons pas tant aux nouveaux maîtres; il leur faut tous les pouvoirs et une majorité renforcée de députés; qu'ils prennent garde, l'histoire politique récente montre que ce comportement n'est pas exempt de risque à plus ou moins brève échéance. En attendant le 10 et le 17 juin je voterai sans hésitation pour mon collègue et ami Pierre-Alain Muet; sur 4 députés à Lyon, il en faut bien un de gauche et de plus un bon, qui a fait la preuve depuis 6 ans qu'il est adjoint et vice-président du Grand-Lyon de ses compétences!

lundi 30 avril 2007

IMPOSTURE ET MENSONGE

Dimanche à Bercy Sarkozy a clairement annoncé la couleur: en arrière toute! Le ciment idéologique est avéré: la haine de mai 68. C'est l'idéologie des néo-conservateurs français, les petits frères de ceux qui ont fourni à Bush l'armature de sa pensée, si j'ose dire! On voit le résultat aux USA, qui s'apprêtent sans doute heureusement à tourner la page. La caricature est au coeur du populisme de Sarkozy, qui est en fait le mépris du peuple; plus c'est gros, plus on pense que ça passera. Comment peut-on prétendre être président de la République et mentir à ce point, attribuer à l'esprit de 68 ainsi diabolisé tous les maux de la France? Et les nouveaux droits sociaux négociés alors par Pompidou, les nouveaux droits des femmes , l'autonomie des universités? Foutaise? Alors il faut le dire! A l'évidence le projet politique du candidat de l'UMP, qui a vidé Le Pen de la moitié de son électorat, vise non à rassembler, mais à couper la France en deux parties, le peuple, ou l'idée que s'en fait Sarkozy, contre les autres, les intellectuels, les artistes, les syndicalistes, la gauche, la moitié des électeurs de Bayrou . Ni Giscard, ni Chirac n'ont jamais fait une campagne sur ces thèmes. Les salariés d'Airbus savent qui sont les amis de Sarkozy; derrière son discours compassionnel, il y a aussi en embuscade tous ceux qui attendent les dividendes de leur soutien au candidat de la droite qui discrédite la politique, y compris certaines valeurs de droite, par ses impostures.

vendredi 27 avril 2007

l'empire sarkozy

L'affaire du débat Royal-Bayrou est bien significative. Certes Bayrou n'est pas qualifié pour le second tour; mais cela veut-il dire qu'il n'existe plus et que ses électeurs du premier tour sont simplement priés de s'aligner? Ségolène Royal en proposant un débat avec Bayrou montre ce que c'est que gouverner autrement, dans le respect et l'écoute. A cela Sarkozy oppose les vieilles méthodes de l'Etat RPR aujourd'hui UMP: le verrouillage de la presse par ses presssions sur les patrons de presse et l'intimidation sur les députés UDF sortants. Pour ceux qui à gauche ou au centre douteraient encore, les choses sont bien claires pourtant: d'un côté un combinat politico-économico-médiatique et l'Etat-Sarko; de l'autre, la démocratie et le pluralisme.

samedi 14 avril 2007

sarkozy à découvert

On peut penser ce qu'on veut de Chirac, mais je crains que l'on commence à le regretter comme leader de la droite! Sarkozy, comme il l'a bien indiqué, incarne la rupture! Alignement sur la politique étrangère de Bush au moment où celle-ci est rejetée par une majorité d'Américains; complaisance vis-à-vis des thèses des néo-conservateurs américains, comme le montrent ses thèse aberrantes sur les racines biologiques d'un certain nombre de comportements humains, au mépris de tous les acquis de la science en matière de connaissance de l'homme - ce qui n'excuse pas, mais permet de comprendre! Manifestement Freud connais pas! Et maintenant plus cyniquement avant même le premier tour gros clins d'oeil à Le Pen. Le candidat de l'UMP est le candidat de la rupture accrue de la société française, le candidat de la haine et du mépris! Son comportement n'est pas seulement pathologique, mais profondément idéologique. Les Français ne peuvent pas confier leur destin à Sarkozy!

dimanche 11 mars 2007

Sarkozy et l'identité nationale

Sarkozy vient d'annoncer son intention, s'il est élu, de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale; s'il n'a pas d'idée sur le futur titulaire, on peut lui suggérer quelques noms: Mégret ou de Villiers par exemple. La drague manifeste de l'électorat d'extrême-droite par le candidat de l'UMP devrait bien faire réfléchir les quelques rares (et brillants...) intellectuels qui le soutiennent. Si tant est qu'ils l'aient lu, il pourrait suggérer à leur candidat de se plonger dans l'admirable livre de Braudel sur "l'identité de la France". Il n'y a pas d'identité arrêtée d'un pays comme le nôtre, qui s'est constitué au fil de son histoire par des enrichissements culturels et ethniques successifs. Prétendre le contraire relève de l'imposture et de la mystification; dans le cas de Sarkozy de la manoeuvre politicienne la plus méprisable.

lundi 26 février 2007

sarkozy et la famille raba

Soirée de mobilsation à l'opéra de Lyon pour le retour de la famille Raba; beaucoup de monde; des élus et mon amie Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement. Projection d'un film tourné là-bas à Pristina,où la police française a reconduit les Raba; entretien en plan serré avec Madame Raba qui raconte toute son aventure et confie son désespoir d'avoir été expulsée, après 5 ans de séjour en France. Une phrase m'a bouleversé; elle évoque le moment où les policiers français, un peu honteux de leur mission, prennent congé: "mon fils s'accroche aux policiers, parce qu'ils parlent français". Sarkozy fait expulser un enfant de 7 ans qui ne connaît que le français; notre langue est sa patrie; j'ai honte de mon pays!

vendredi 15 décembre 2006

l'Etat UMP

Le forum de l'UMP mobilise la police

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mardi 12 décembre 2006

sarko à la manoeuvre

l'expulsion de la famille Kosovar RABA est un déni d'humanité

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